Comment avoir un bébé quand on est lesbienne ?

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Comment avoir un bébé quand on est lesbienne ?

juin 5, 2022 Mon blog

Oui, avoir un enfant lorsqu’on entretient une relation lesbienne est bel et bien possible. Grâce aux méthodes mises en place, il n’est plus difficile aux couples homosexuels féminins d’avoir leur progéniture. Même si cela est toujours prohibé dans certains pays, les couples lesbiens peuvent toutefois connaître la joie de se faire appeler maman. Découvrez dans cet article, tous les chemins que vous pouvez emprunter si vous désirez être mère homosexuelle.

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La PMA

La Procréation Médicalement Assistée (PMA) est une solution qui consiste à accompagner un couple dans son désir de procréer. Encore appelé AMP (Aide Médicale à la Procréation), c’est un ensemble de techniques facilitant la rencontre des gamètes. Elle est utilisée lorsque le couple se retrouve dans l’incapacité de concevoir naturellement. C’est une méthode très efficace et fiable qui peut être utilisée par un couple de femmes pour avoir son propre enfant génétiquement. Elle n’est pas autorisée dans tous les pays. Pour la réaliser, on procède par :

La FIV

La Fécondation in vitro (FIV) se fait à l’extérieur du corps féminin, c’est-à-dire dans un laboratoire. Elle consiste à fusionner l’ovule et le spermatozoïde pour ensuite l’implanter dans l’utérus. Elle est fréquemment utilisée par les lesbiennes, car elle leur permet de vivre une expérience de maternité inédite. Cette technique se déroule comme suit :

  • La stimulation ovarienne : le médecin stimule les ovaires avec la prise d’un médicament avant qu’ils puissent libérer plusieurs ovocytes. 

Les futures mamans choisissent entre elles, celle qui sera soumise à cette stimulation. La maternité est dans ce cas partagée et les femmes sont toutes les deux mères biologiques pour l’enfant. Cette méthode est nommée ROPA (Réception des Ovocytes de la Partenaire). Si aucune d’elles ne désire ce moyen, elles peuvent opter pour la FIV avec don d’ovule. Dans ce cas, seule la femme ayant porté la grossesse est considérée comme la mère biologique plus précisément la mère gestative.

  • Le prélèvement : les ovocytes libérés sont récupérés par ponction à l’aide d’une aiguille stérile et ensuite congelés.
  • La fécondation : puisque le couple lesbien ne possède pas de gamète mâle, elles sont obligées de procéder à la FIV avec un don de sperme. Une fois que le sperme est trouvé et préparé, le médecin envoie les deux gamètes dans un milieu de culture afin qu’il ait fécondation.
  • L’insémination intra-utérine : il s’agit de la réception des embryons obtenus de la fécondation en milieu de culture. L’une des futures mamans reçoit l’œuf dans son utérus. Ainsi démarre un cheminement qui durera 9 mois.
  • La grossesse : après le transfert des embryons, la maman revient à l’hôpital pour confirmer qu’il y a une grossesse en cours.

L’insémination artificielle

L’insémination artificielle consiste à introduire soigneusement des spermatozoïdes venant d’un donneur de sperme, préalablement analysés, dans l’utérus de la femme. Elle se fait obligatoirement le jour de son ovulation. Mais avant cela, la femme doit être stimulée afin de produire plus d’ovocytes. Les gamètes mâles montent jusqu’aux trompes de Fallope pour féconder l’ovule libéré. Après cette fusion et la division des cellules embryonnaires, l’œuf migre dans l’utérus où il séjournera pendant 9 mois.

La différence avec une FIV est que dans l’insémination artificielle, on injecte des spermatozoïdes. Par contre dans la FIV, ce sont les embryons résultant de la fécondation qui sont déposés. Cependant les deux méthodes se font dans la cavité utérine.

L’insémination artificielle est utilisée par les lesbiennes lorsque le désir de maternité se penche d’un seul côté. Elle nécessite peu de dépense et peu de tracasseries. Elle est également réalisée par un médecin. Le hic ici, est que seule la partenaire acceptant de se faire inséminer donne son ovule ainsi que son utérus.

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La GPA

Aucune femme ne vit une grossesse toute rose du début à la fin. Il y a généralement de petits malaises qui surviennent au cours de cette période et qui empêchent la femme de mener son train de vie habituel. Ce qui décourage encore plus certaines femmes dans la maternité, c’est la prise de poids due à l’excès d’hormone produite par la gestation. Celle-ci est ajoutée aux séquelles post-natales qui seront peut-être portées à vie. Les lesbiennes préfèrent alors choisir une mère porteuse. Ce choix se fait même avec des femmes avec d’autres orientations, mais souhaitant avoir un enfant.

La mère porteuse est une femme qui accepte de garder la grossesse d’une autre contre une compensation financière. Cette méthode est encore appelée la GPA (Gestation pour autrui). Elle est très coûteuse et n’est pas également acceptée sur tous les territoires.  C’est pourquoi avant qu’un couple de lesbiennes ne prenne une telle décision, il doit vérifier si cette pratique est légale dans son pays.

Une mère porteuse ne se prend pas sur un coup de tête. C’est une réflexion qui se nourrit sur un long moment dans l’optique de faire une bonne sélection. Cette dernière repose sur ces points :

  • Une femme digne de confiance : les mères porteuses ont tendance à disparaître pendant la grossesse ou après l’accouchement. À force de vivre la gestation, elles développent un amour pour l’enfant dans leur sein et le prennent pour la sienne. Pour ne pas être soumis à cette situation, le couple lesbien demandeur doit choisir une personne de bonne moralité. Il est même recommandé de prendre une maman ayant au moins 1 enfant pour éviter les attachements.
  • Une femme saine : biologiquement, la mère porteuse doit avoir un corps sain, c’est-à-dire sans aucun défaut. Cela lui permet de garder la grossesse jusqu’à terme.

Après avoir trouvé la génitrice idéale, le couple lesbien doit conduire cette dernière à l’hôpital. Ainsi, les médecins démarreront le processus de la gestation en utilisant la méthode de la FIV ou de l’insémination artificielle.

L’insémination artisanale

Contrairement à l’insémination artificielle, l’insémination artisanale se fait sans l’assistance d’un médecin. On parle donc d’une procréation sans intervention médicale. Elle se réalise en introduisant le sperme frais ou congelé dans l’utérus pendant la période de fertilité de la femme. C’est une méthode peu fiable et souvent à risque, car les équipements utilisés peuvent être souillés. En France, c’est la seule méthode légale que l’État autorise aux couples homosexuels féminins.

L’adoption

Un couple de lesbiennes peut également recourir à l’adoption pour devenir mères. L’adoption est un geste humanitaire qui consiste à prendre légalement un bébé ou un enfant afin de lui apporter tous les soins nécessaires. Généralement les enfants adoptés sont des orphelins ou possèdent des parents ayant un niveau de vie très bas, ne pouvant pas subvenir à leurs besoins.

L’adoption est une pratique gratuite en France. Pour la faire, le couple lesbien doit se rendre à l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) de son département et entreprendre les démarches administratives. Il faut retenir qu’ici, l’enfant adopté n’a aucun gène ni aucun lien sanguin avec ses mères adoptives.

Par ailleurs, l’adoption par les lesbiennes est légalisée uniquement dans les pays où le mariage homosexuel est autorisé. Cependant, les lesbiennes sont éligibles à une demande d’adoption en postulant en tant que célibataires.

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